PLATEFORME CITOYENNE JUSTICE ET VERITE

20 ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE ENGAGEES DANS LE PROCESSUS DE JUSTICE TRANSITIONNELLE AU TOGO

Navigation de recherche

Navigation

Photo de famille des Volontaires de la Paix de la PCJV
Opérationnalisation du Mécanisme d'Alerte Précoce avec l'appui de l'Union Europénne, lors de la Présidentielle de 2015 au Togo
Débat public sur le Processus de Réconcilation en lien avec la Décentralisation
Activité organisée par la PCJV en 2016-Vue partielle des participants
Personnes Ressources lors du Forum National sur le Processus de Justice Transitionnelle en 2014
La PCJV est la cheville ouvrière de cette activité

ACCUEIL

Discours sur l’Etat de l’Union de Faure GNASSINGBE, que doit-on en tirer ?

Prévu par la constitution togolaise en son article 74, le discours sur l’Etat de la Nation est un exercice auquel le Chef de l’Etat doit se prêter une fois tous les ans.
À cette occasion le Chef de l’Etat se présente devant les élus du peuple afin de s’exprimer sur les grands sujets de l’heure et de revenir sur les réalisations de l’année écoulée et d’énoncer son programme d’action pour l’année prochaine.


C’est à cet exercice que s’est livré Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE le 26 avril pour la seconde fois depuis son accession à la magistrature suprême.

Revalorisation de la valeur indiciaire, amélioration du pouvoir d’achat, allocation de départ à la retraite, construction de deux maisons de retraite, coup de main à la population vulnérable bénéficiaire des programmes de filets sociaux en vue de réduire la pauvreté dans notre pays le Togo sont entre autres les chantiers sur lesquels le gouvernement compte obtenir des résultats concrets durant les prochains mois. Il tient à mettre un accent particulier sur la lutte contre la corruption notamment par la soumission à l’assemblée du projet organique afin de déterminer les conditions de mise en œuvre de la déclaration de biens et avoir prévue par la constitution.
Le conseil économique et social (CES) verra bientôt le jour et aura pour mission de conseiller le gouvernement et le Parlement afin de participer à l’élaboration de la politique économique et sociale. Il permettra à l’Etat d’améliorer sa gouvernance économique et de favoriser, à travers sa composition, le dialogue entre les catégories socioprofessionnelles.


Outre ces différents sujets, le Chef de l’Etat s’est également prononcé sur la tenue très prochaine des élections locales qui consacreront l’autonomisation effective des collectivités locales au Togo.
Il a également montré sa satisfaction par rapport à la priorité qu’a faite la nouvelle législature des réformes constitutionnelles et institutionnelles. 
De son passage à l’hémicycle, le Chef de l’Etat a essayé de rassurer la population sur la contribution de tous citoyens à la construction nationale.


De ce merveilleux discours enchanteur du Chef de l’Etat nous aurions remarqué que certaines inquiétudes des togolais sont absents à l’instar de l’exercice du droit de manifestation dont dispose la population. Ce sujet est toujours paru comme tabou aux yeux des autorités togolaises. 
L’épineuse question des réformes qui a cristallisé et été à l’origine des manifestations durant plus de dix-huit mois est laissée au soin d’une assemblée non-inclusive et considérée par une majeure partie de l’opposition comme étant l’objet d’une nomination. 
Voilà autant de questionnement que se pose la population sur le passage du président de la République à l'Assemblée nationale.
Toutes ces promesses, sont-elles réalistes et réalisables ou sont-elles uniquement le fruit d’une imagination avec pour simple but d’endormir une conscience collective de plus en plus éveillée….
L’avenir nous le dira. 

La justice de transition

Les mécanismes de justice transitionnelle mis en place aux quatre coins du monde affichent pour la plupart un objectif de réconciliation. Il convient pourtant de s’interroger sur la portée et les limites d’un tel concept. En effet, les acteurs politiques et diplomatiques se sont longtemps montrés sceptiques par rapport à cette notion, ne la considérant pas relevant dans leur champ d’action. Pour nombre d’entre eux, la réconciliation renvoyait à un processus spirituel, quasi religieux, limité au domaine interpersonnel. Pourtant, depuis la fin de la guerre froide, de plus en plus de spécialistes en histoire, philosophie, psychologie, sciences politiques, mais aussi de plus en plus de praticiens et de représentants officiels se réfèrent au concept de réconciliation. D’où l’importance de se pencher sur la question.. L’objectif de réconciliation s’apparente-t-il à un slogan dans l’air du temps ? S’avère-t-il crédible au lendemain d’un génocide ou de crimes contre l’humanité ?

Les mécanismes de justice transitionnelle mis en place aux quatre coins du monde affichent pour la plupart un objectif de réconciliation. Il convient pourtant de s’interroger sur la portée et les limites d’un tel concept. En effet, les acteurs politiques et diplomatiques se sont longtemps montrés sceptiques par rapport à cette notion, ne la considérant pas relevant dans leur champ d’action. Pour nombre d’entre eux, la réconciliation renvoyait à un processus spirituel, quasi religieux, limité au domaine interpersonnel. Pourtant, depuis la fin de la guerre froide, de plus en plus de spécialistes en histoire, philosophie, psychologie, sciences politiques, mais aussi de plus en plus de praticiens et de représentants officiels se réfèrent au concept de réconciliation. D’où l’importance de se pencher sur la question.. L’objectif de réconciliation s’apparente-t-il à un slogan dans l’air du temps ? S’avère-t-il crédible au lendemain d’un génocide ou de crimes contre l’humanité ?

Informations supplémentaires